L'immobilier d'entreprise, une autre façon d'investir !

L'immobilier d'entreprise, une autre façon d'investir !

En matière d'investissement immobilier, si les particuliers songent plus facilement à l'acquisition d'un logement, d'autres investissements promettent une rentabilité intéressante. Investir dans les locaux commerciaux par exemple s'avère être également une bonne opération pour valoriser son patrimoine ou se constituer des revenus complémentaires pour la retraite.

A la question : est-ce aussi simple d'investir dans l'immobilier d'entreprise que dans l'immobilier de logement, les professionnels du secteur semblent unanimes : oui, à condition d'être accompagné. Tout comme vous n'achetez pas une résidence sénior au même titre qu'un studio étudiant, vous n'achèterez pas un immeuble de bureaux de la même façon qu'un petit local commercial. Tout est question de budgets, de profils et de projets. Derrière l'immobilier d'entreprise se cache en réalité un marché très large. « Cela va du local commercial neuf ou ancien pour un commerce à l'immeuble de bureaux, les surfaces allant de 50 à plusieurs milliers de mètres carrés » explique Jean-Jacques Cartault, de BCT Investissement, entreprise spécialisée en immobilier commercial, fonds de commerce et immobilier de rapport sur la métropole lilloise et la région Nord - Pas de Calais1.

Pourquoi investir dans un local professionnel ?
Les locaux commerciaux présentent un avantage important : le rendement locatif brut varie entre 6 et 9 % là où la rentabilité d'une location de logements nus avoisine plutôt les 3 à 4 %. « Outre l'aspect financier, la gestion de ce type de biens se révèle bien souvent plus simple. Lorsque vous louez un local à un commerçant pour qu'il installe son activité, la durée de location est généralement longue. Son objectif est de faire perdurer son entreprise. Un commerçant dont l'activité fonctionne, n'a pas intérêt à déménager » poursuit Jean-Jacques Cartault. « De plus, dans l'immobilier d'entreprise, le bail commercial est défini par un contrat différent du bail d'habitation. Sa durée est comprise entre 3 et 9 ans, ce qui assure stabilité et limite les frais de gestion, à l’inverse du bail d'habitation, qui peut être dénoncé avec un préavis de 3 mois. En cas d'impayés, le dispositif légal permet d'obtenir un recours rapidement. Enfin, pour l'entreprise, le local est avant tout un outil de travail, elle se doit de l'entretenir et de le valoriser pour maintenir son activité. ». Une réalité qui se vérifie également pour l'immeuble de bureaux. « Un grand groupe avec des dizaines ou des centaines de salariés ne déménage pas du jour au lendemain. Le déménagement constitue un coût important » explique Benoit Tirot, directeur général d'Arthur Loyd (lire notre encadré).

Un accompagnement indispensable
Si sur le papier, les avantages semblent alléchants, ce type d'investissement est-il accessible à Monsieur et Madame Toutlemonde ? « C'est vrai que l'on a peu de primo-investisseurs » concède Jean-Jacques Cartault de BCT Investissement, « pourtant la démarche n'est pas plus compliquée, elle est différente ». Dans l'immobilier de logement, le propriétaire s'assure de la capacité de remboursement du loyer du locataire, alors que dans l'immobilier d'entreprise, il lui faut analyser la pérennité de l'entreprise. « L'accompagnement est important et l'idéal est de faire appel à un professionnel spécialisé en immobilier commercial. Chez BCT, en plus de proposer un local pour l'investisseur, nous pouvons lui proposer également le locataire. Nous sommes en mesure d'analyser les capacités financières d'une entreprise et accompagnons à la fois l'investisseur et le locataire dans l'ensemble des démarches à réaliser » explique le professionnel.

Texte : Ludivine Fasseu

Contact utile : BCT Investissement, 1 rue du Vent de Bise, 59118 Wambrechies, tél : 03 20 74 05 67 - contact@bct-investissement.fr

♦ Les différentes formules pour investir

  • L'investissement direct en tant que particulier. Sachez que les revenus tirés de la location entrent dans la catégorie des revenus fonciers.
  • La SCI (Société Civile Immobilière). Du fait de l’importante somme d’acquisition nécessaire pour investir dans l’immobilier d’entreprise de manière directe, la création d’une SCI est souvent recommandée. Cette solution permet de vous regrouper à plusieurs pour un achat commun. La SCI est également intéressante dans le cas d’une transmission aux générations suivantes, car elle évite l’indivision.
  • La SCPI (Société Civile de Placement de l'Immobilier) Ces sociétés donnent accès aux particuliers à l’immobilier d’entreprise à partir de quelques milliers d’euros. Concrètement, vous achetez des parts sociales de ces sociétés spécialisées en placement immobilier, qui elles achètent des actifs et gèrent un parc immobilier. Vous percevez un loyer en fonction de votre investissement.
  • Les foncières cotées. Vous achetez en bourse des parts de sociétés foncières, qui grâce à l'investissement de leurs actionnaires, acquièrent des immeubles et perçoivent les loyers. Ces sociétés restituent aux porteurs des actions une quote-part de leur profit.

Parole d'expert : La profondeur de marché  

Pour Benoit Tirot, directeur général d'Arthur Loyd, leader sur le marché des bureaux dans le Nord-Pas de Calais, la règle d'or pour réussir une opération est d'analyser la profondeur du marché. « Le marché de l'immobilier d'entreprise est un marché de chaise musicale, la plupart des entreprises à qui nous vendons ou louons des bureaux viennent du même secteur géographique. Il faut regarder de près la synergie et le dynamisme du quartier avant d'investir. L'entreprise appelle l'entreprise. Aujourd'hui par exemple, nous avons beaucoup de demandes sur Euratechnologie car la densité du marché est suffisante. Quand nous avons un immeuble vide, la première chose que nous faisons, c'est d'aller chercher les entreprises voisines ».

Arthur Loyd Lille, 251 avenue du Bois Parc du Pont Royal, 59130 Lambersart - 03 20 30 38 38.

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