Quelle est votre vision de la ville de demain ?

La ville de demain ? C’est la ville de toutes les proximités, où l’on retrouve l’essentiel à quinze minutes à pied de chez soi, sans prendre la voiture : les bureaux pour aller travailler, les services et équipements de loisirs pour se cultiver et se divertir, les commerces pour faire ses courses. Certaines métropoles font déjà l’objet de cette expérimentation. C’est ce qu’on appelle la ville du quart d’heure. Celle qui s’adapte aux nouveaux modes de vie, celle qui concentre les fonctions vitales, celle qui répond à un objectif : celui du vivre bien.

Et dans cette ville du quart d'heure, quelle est votre rôle ?

Nous continuons de développer des programmes immobiliers tertiaires, pensés et imaginés pour les générations futures. À l’instar de ce que nous faisons déjà sur les bureaux, nous souhaitons désormais porter nos convictions sur le logement, qui a tout aussi besoin de se réinventer. Nous voulons casser les codes de ce qui existe déjà sur le marché. En ajoutant cette nouvelle corde à notre arc, nous avons pour ambition de travailler la mixité, avec des opérations plus importantes où l’on retrouvera à la fois du logement, des services et des commerces dans un même quartier. Dans cette logique, nous avons également une réflexion très avancée sur l’immobilier serviciel : celui qui répond à tous les usages. Cela fait partie de notre feuille de route pour les années à venir.

Donc, quelles sont vos ambitions pour le bureau nouvelle génération ?

Il faut casser les codes du bureau classique pour intégrer ceux de l’hôtellerie. Créer des lieux de vie plutôt que des espaces de travail austères, avec différents univers. Fini les bureaux planqués en second et troisième jour ! Ainsi, nous mettons à disposition des maîtres d’œuvres spécialisés sur l’aménagement intérieur pour soigner l’ambiance déco, l’acoustique et la luminosité ; apporter des solutions digitales et accompagner nos clients sur les bonnes pratiques environnementales (gestion des déchets). L’idée est de fournir un produit clé en main avec du service, jusqu’à intégrer des solutions de mobilité douce (trottinettes électriques) pour accéder plus facilement aux transports en commun. Avec l’essor du télétravail, l’enjeu sera de construire des surfaces plus petites mais plus qualitatives. Il faut créer les conditions pour donner envie aux collaborateurs de revenir au bureau, et développer des espaces qui répondent aux besoins actuels pour attirer les jeunes talents.

Vous attachez donc autant d'importance au bâti qu'au vécu...

En tant que promoteur immobilier, nous nous soucions autant de l’architecture et de la technique du bâtiment que du confort des utilisateurs. Ce n’est pas nous qui allons travailler chaque jour dans les bureaux, c’est pourquoi nous devons nous mettre à la place des salariés, écouter leurs besoins. Parce que la construction d’un siège, ce n’est pas seulement des murs, c’est avant tout un projet d’entreprise auquel nous nous positionnons comme des facilitateurs pour concevoir des bureaux à l’image des collaborateurs. C’est un élément fondamental de la culture d’entreprise.

En 2016, Aventim a concrétisé ses ambitions en créant sa marque interne Woodtime inscrite dans une démarche d'éco-construction. Où en êtes-vous aujourd'hui ?

Nous continuons de renforcer notre démarche RSE sur le bâtiment bas carbone par le biais de partenariats forts avec la filière-bois. Nous avons la chance d’avoir en interne une équipe d’une cinquantaine de collaborateurs impliqués dont les valeurs et les convictions sont communes. Il ne faut pas oublier que nous restons un métier d’artisan, où chaque projet est unique. C’est-à-dire que nous devons trouver les bonnes solutions environnementales, travailler sur l’utilisation des matériaux biosourcés et la rénovation énergétique. Nous avons mis en place une grille pour noter la qualité environnementale de chacune de nos constructions ; si nous estimons par exemple que celle-ci n’est pas suffisante, alors nous sommes prêts à refuser la réalisation du projet.

En quoi un bâtiment en bois est-il vertueux pour les utilisateurs ?

Selon les études menées, les bâtiments en ossature bois ont une conséquence directe sur le bien-être des utilisateurs. Cela confère un environnement chaleureux où les collaborateurs se sentent bien. Chez Aventim, nous souhaitons concevoir des opérations qui s’inscrivent dans une démarche vertueuse et responsable, avec une empreinte carbone très faible. Comme celle du programme Hope, situé à Villeneuve d’Ascq sur la Borne de l’Espoir. Ce sera l’un des plus grands bâtiment en bois au Nord de Paris (19 000 m², dont 10 000 m² en ossature bois). Parallèlement, nous lançons notre bilan carbone pour continuer et progresser dans cette direction : celle de concevoir des bâtiments durables. Cela fait partie intégrante de notre ADN, c’est notre âme de fond que nous plaçons au cœur de notre stratégie.