Le soleil dépose ses flèches d’or sur l’eau calme, laissant entrevoir ses plus beaux reflets opalins, la végétation ondule au gré du vent, tandis que les promeneurs, à bicyclette, empruntent la coulée verte. Une sensation de profonde quiétude se dégage. Cette projection, digne d’un poème de Victor Hugo, c’est celle du futur quartier de Saint-André-lez-Lille : Quai 22. Développé par Linkcity Nord Est, en collaboration avec la SEM Ville Renouvelée et Nhood (ex- Ceetrus), ce projet d’envergure – conçu par l'Agence Nicolas Michelin & Associés (ANMA) et situé au kilomètre 22 de la Deûle, en lieu et place de l’ancienne friche Rhodia – ambitionne de réécrire l’histoire tel un retour aux sources. Pour les résidents, c’est la promesse d’un cadre de vie agréable au bord de la Deûle, à seulement cinq minutes du Vieux-Lille.

Renouer avec le fleuve

“Cette opération d’urbanisme a pour objectif de réaménager les bords de Deûle en orientant la ville vers le fleuve pour tirer profit de ce paysage”, explique Lionel Amann, directeur de projets urbains adjoint chez Linkcity. Historiquement, les grandes industries du Nord étaient implantées le long du canal de la Deûle, un axe stratégique pour le transfert des marchandises. C’était justement le cas de l’usine Kuhlmann- Rhodia à Saint-André-lez-Lille, l’un des principaux pôles de chimie français. “Mais après le déclin de l’industrie, ces berges sont devenues de vrais No Man’s Land. Il aura fallu attendre de longues années avant d’en saisir tout le potentiel.” À l’instar des villes belges tournées vers les canaux, à travers le projet du Quai 22, l’aménageur souhaite redonner au fleuve toute sa place, y compris pour répondre aux enjeux liés au développement durable des villes. Pour s’immerger pleinement, les décideurs sont allés jusqu’à organiser toutes leurs réunions sur une péniche. “Cela nous a permis d’avoir les pieds sur l’eau et non sur terre, c’était un bon moyen de créer une connexion avec le fleuve, renouer avec”, raconte Lionel Amann.

Introduire la biodiversité

Ce nouveau quartier s’étendra sur plus de 10 hectares, comprenant 700 logements, 10 000 m² de bureaux et 4 500 m² de commerces. Si l’enjeu premier est de réinvestir les quais, les décideurs ont souhaité également revaloriser la nature environnante, notamment grâce à la création d’un parc paysagé d’un hectare. Et de réintroduire un niveau de biodiversité assez élevé pour mieux accueillir la faune et la flore. “Nous avons, par exemple, planté beaucoup d’espèces végétales pour dépolluer les sols, c’était une première expérimentation qui s’est avérée concluante.” Sur place, l’association “Jardin en chantier”, pilotée par des riverains de la rue Sadi-Carnot de Saint-André-lez-Lille, a pour but de permettre l’implication de citoyens (et donc des futurs habitants) dans la mise en œuvre d’un jardin partagé.

Construire une nouvelle identité

Le projet Quai 22, c’est l’exemple même de la reconquête de la ville sur les friches. Ce site au passé industriel fortement marqué se transformera en un lieu de vie, dynamique et apaisé où il fera bon vivre. Dans le détail, on y retrouvera ainsi toutes formes de logements (classiques, abordables, sociaux...) ; des résidences dédiées aux personnes âgées avec une offre intermédiaire ; plusieurs foyers de réinsertion et enfin, un concept de coliving. Une offre commerciale (services et restauration) et de loisirs complètera le programme. “Ici, le but est de répondre à tous les besoins du marché. Il y a forcément une offre qui conviendra”, insiste Lionel Amann. Si le quartier sera à dominante résidentielle, celui-ci accueillera également le siège d’une entreprise (dont le nom n’est pas encore dévoilé) dans un bâtiment de 7 000 m².
Autre caractéristique du projet : tous les bâtiments se distingueront par des toits en pente, par contradiction aux toitures plates devenues assez majoritaires dans les programmes neufs. Une écriture architecturale forte qui confère une âme singulière.“La force, c’est de partir de cet espace complètement délabré pour lui créer une nouvelle identité, une âme. Il ne s’agit pas d’étaler les murs sur nos terrains agricoles, mais de construire sur la ville”, souligne Lionel Amann. “C’est un projet immobilier à caractère positif puisque ne rien construire à cet endroit précis aurait finalement été pire pour la planète. Nous avons poussé la réflexion sur la manière de construire jusque dans nos retranchements”, confie-t-il. Et pour cause : une usine de préfabrication a été installée sur le site pour assembler la plupart des bâtiments en bois. “Cela limite les flux routiers du personnel, réduit les nuisances sonores pour les riverains, ainsi que l’impact carbone.”

Offrir un cadre de vie unique

Complètement métamorphosé, ce nouveau quartier promet à ses futurs habitants un cadre de vie agréable, en symbiose avec la nature et à proximité de Lille. Une adresse unique sur la métropole lilloise. Sa position privilégiée en bordure du fleuve offrira un panorama exceptionnel les pieds dans l’eau. Une pépite qui n’a pas manqué d’attirer l’appétit des promoteurs. Ainsi, Escaut Habitat développe Les Rives de l’Abbaye, une résidence à taille humaine de 35 logements gérés en locatifs par SIA Habitat, et 12 appartements, en accession à la propriété, du T3 au T4. Une fois passé la porte, on se laisse séduire par un intérieur chaleureux, des espaces généreux, le tout prolongé par un bel extérieur... Ici, tout est pensé pour le confort et l’usage des utilisateurs : les balcons sont orientés de manière à limiter le vis-à-vis, préserver l’intimité des habitants et permettre des vues dégagées.
Côté architectural, la résidence – conçue par Atlante Architectes – s’inspire de l’héritage industriel du site, avec son bardage métallique à l’aspect brut et son enveloppe en forme de container. “Vivre au sein de la résidence, c’est prendre part à la vie active d’un nouveau quartier, tout en profitant de la nature à tous les instants”, souligne Marion Ployard, responsable stratégie marketing et communication chez Escaut Habitat. Grâce à sa situation géographique idéale, il sera facile de rejoindre, depuis la résidence, le Vieux-Lille et la Citadelle par les chemins de halage, les cœurs de villes autour de Lille par la LINO (Liaison Intercommunale du Nord-Ouest) – développée par la MEL (Métropole Européenne de Lille), ou encore les communes avoisinantes par la future ligne de tramway Wambrechies-Lille- Seclin.

Sérénité et tranquillité

Parmi les autres promoteurs à avoir jeté leur dévolu sur l’opération du Quai 22 : Tisserin Promotion. Son programme “Le Quai des Mariniers”, dessiné par l’agence Relief Architecture, comprend 24 logements dont 20 appartements du type 2 au type 4, et 4 maisons de type 5 en triplex. Conçue suivant les dernières normes en vigueur, la résidence allie matériaux de qualité, durables et esthétiques. La résidence se situe en front de Deûle, avec une majorité de vues sur l’eau. “Sérénité et tranquillité seront au rendez-vous pour les familles désireuses de s’installer au cœur d’un endroit calme mais dynamique, tout en étant à proximité de toutes les commodités”, affirme Hervé Rouaud, le responsable de programme. “Il va y avoir une vraie mixité d’habitations, ça n’est pas l’ambition du projet de faire un quartier dortoir. On est ici dans un cadre novateur.”