LE MOMENT D’AGIR

En 2019, le Conseil municipal lillois a voté une délibération déclarant l’urgence climatique et environnementale sur son territoire. Cette délibération avait pour premier objectif de réduire de 45% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990 pour atteindre la neutralité carbone avant 2050. Selon le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la métropole lilloise, le secteur des transports et le secteur résidentiel sont les activités les plus impactantes sur le climat et l’environnement. L’aménagement des quartiers et de la ville a donc un rôle primordial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les projets de rénovation comme les projets de constructions sont réfléchis pour être plus respectueux de l’environnement, tant à la construction que sur le long terme.

L’ALLIANCE LOCALE DE TOUS LES ACTEURS

Le pacte Lille Bas Carbone regroupe la ville de Lille, Hellemmes et Lomme ainsi que de nombreux signataires. Dans une logique d’échange et de diffusion des actions pour créer des espaces durables et vertueux, de nombreux acteurs de l’immobilier adhèrent à ce pacte. Des aménageurs, des associations et fédérations de professionnels, des promoteurs, des bailleurs, des architectes, des entreprises et d’autres partenaires suivent le pas et s’engagent pour mieux construire et rénover les espaces urbains et bâtiments sur les trois territoires engagés dans le pacte.

UN PACTE POUR L’AVENIR

Ce pacte permettra un dialogue continu entre la ville et les acteurs immobiliers pour tous les projets sur l’un des trois territoires du pacte Lille Bas Carbone. Plusieurs priorités thématiques ont été établies pour des avancées concrètes. L’énergie et l’eau sont au cœur des préoccupations. L’utilisation des matériaux bas carbone tend à devenir la norme pour diminuer l’empreinte carbone des travaux. L’économie circulaire, la nature, la préservation de la biodiversité et l’agriculture urbaine seront incluses dans chaque projet. Des concepts comme l’adaptation au changement climatique, la mobilité durable et le bien-être des habitants seront les nouvelles priorités pour la réussite d’un projet. Les parties prenantes s’engagent à respecter ces exigences. Pour un meilleur suivi, les membres de ce pacte se réuniront une fois par an afin de maintenir et d’améliorer ces exigences.

DES NOUVELLES PRIORITÉS POUR PLUS D’EXIGENCES

Ces priorités sont réparties en deux niveaux : un niveau socle et un niveau avancé. Les signataires sont tenus de respecter les deux niveaux de priorités même si celles-ci sont adaptées à chaque type de projet. Les exigences du niveau socle correspondent aux actions dites indispensables pour répondre aux enjeux immédiats de baisse de l’empreinte carbone et d’adaptation au changement climatique. Ces exigences s’imposent à tous les projets sur les communes faisant partie du pacte (Lille, Hellemmes et Lomme). Le niveau avancé vient compléter les exigences du niveau socle. Pour chaque projet, le signataire du pacte Lille Bas Carbone devra retenir au moins quatre actions plus performantes ou innovantes que celles du socle. Les aides que verse la ville de Lille aux porteurs de projets sont conditionnées au respect des exigences de ce pacte. Ce dernier concerne autant les projets d’aménagement que de construction et de rénovation, d’un quartier, de résidences ou de bureaux.

UN PRIX POUR AIDER LES VILLES QUI BOUGENT

Mobilisée en faveur d’une ville durable, la ville de Lille était candidate au prix Capitale verte européenne 2021. Depuis 2010, le prix est décerné, chaque année, à une ville d’Europe par la Commission européenne. Ce programme permet de valoriser les villes qui prennent en compte l’environnement dans leurs développements et aménagements urbains. Pour prétendre au prix, la ville doit montrer sa capacité à atteindre des objectifs environnementaux élevés, s’engager dans des objectifs permanents et ambitieux pour améliorer l’environnement et le développement durable, et agir comme un modèle pour inspirer d'autres villes et permettre un essaimage de ces meilleures pratiques environnementales déjà mises en place à l’échelle locale. Les villes candidates sont évaluées sur douze indicateurs : la contribution locale à la lutte contre le changement climatique global ; les transports ; les espaces verts en ville ; la pollution sonore ; la production et la gestion des déchets ; la nature et la biodiversité ; la qualité de l’air, la consommation d’eau ; le traitement des eaux usées, l’éco-innovation et l’emploi durable ; la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux et la performance énergétique. En 2021, Lille n’a pas reçu le prix de Capitale verte européenne. C’est la ville de Lahti, en Finlande, qui a été lauréate. Depuis que le prix existe, deux villes françaises ont été récompensées : Nantes en 2013 puis Grenoble au titre de l’année 2022.