« Le temps, c'est de l'argent » ont coutume de dire les Anglo-Saxons. Très développé aux États-Unis et au Royaume-Uni (70 à 80 % de crédits intermédiés), le courtage en crédit immobilier gagne du terrain en France. Selon une étude publiée par l’APIC (Association professionnelle des intermédiaires en crédits.) en 2019, sa part de marché est passée de 15 à 35 % en 10 ans. Et pour cause : aujourd’hui, faire appel à un courtier, c’est l’assurance de gagner du temps... et de l’argent ! «Rencontrer les conseillers bancaires de deux ou trois banques, comparer les offres, négocier : la recherche d’un prêt demande souvent beaucoup de temps et d’énergie», confirme David Delesalle gérant du cabinet Logifinances à Villeneuve d’Ascq. «Confier cette tâche à un professionnel permet d’obtenir de meilleurs taux et surtout d’avoir quelqu’un à vos côtés qui vous accompagne à chaque étape de votre projet immobilier jusqu’à l’obtention des fonds.» Des propos auxquels font écho ceux d’Estelle Laurent, responsable communication chez Credixia. « C’est à la fois un gain de temps et un gain d’argent » assure celle-ci. «Notre mission est de trouver le meilleur financement pour notre client en négociant le meilleur taux immobilier, la durée optimale, ainsi que l’assurance emprunteur la plus couvrante et la moins onéreuse.»

DES CONDITIONS D’OCTROI QUI SE DURCISSENT

Un accompagnement d’autant plus précieux dans le contexte actuel. En effet, pour répondre aux demandes du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) et anticiper une crise économique, les banques ont mis en place des conditions d’accès au crédit très restrictives. « Désormais, l’endettement ne doit pas dépasser 33 %, aucun prêt n’est accordé sur une durée supérieure à 25 ans et l’emprunteur doit financer à minima les frais de notaire et les frais de garantie », explique Estelle Laurent. « D’où l’importance d’avoir un professionnel à ses côtés, rompu à toutes ces subtilités, qui saura convaincre les banques. » Si les conditions d’octroi de prêt se durcissent, les taux, eux, ont retrouvé leur niveau de la fin de l’année 2019. « Après une remontée post-confinement, ils ont à nouveau baissé », confie David Delesalle. «Récemment, pour un très bon dossier, nous avons réussi à obtenir un taux de 0,70 % sur vingt ans.» Alors, enfin une bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs ?