La crise sanitaire a profondément changé nos habitudes : c’est une évidence. Les différents mois de confinement, les mesures de restriction et couvre-feu, ont fait apparaître de nouvelles aspirations chez la plupart des citoyens qui ont vu en cette expérience, une façon de repenser leur mode de vie. Avec l’essor du télétravail, depuis le premier confinement, les Français, parmi les plus aisés, se sont tournés vers leurs traditionnelles résidences secondaires, souvent situées dans un environnement plus vert et proche de la nature, en bord de mer, ou à la campagne, mais proches des grandes villes. Celles qui ont longtemps souffert d’un manque d'intérêt se transforment désormais en résidences semi-principales : c’est-à-dire qu’elles ne sont plus seulement destinées aux vacances ou aux week-ends. Une nouvelle donne qui va doper, à coup sûr, le marché immobilier.

Le bonheur est dans le pré

Si le concept de résidence semi- principale était déjà connu et en pratique chez les retraités désireux de partager leur pied à terre entre ville et campagne, ce mode de vie semble séduire aujourd’hui une clientèle plus jeune et plus large chez les actifs ; ces derniers ayant par exemple obtenu l’accord de leur employeur pour travailler à distance quelques jours par semaine. D'occasionnelle, la résidence secondaire est donc passée à usuellenotamment chez certains cadres parisiens qui en profitent pour réunir leur famille. Dotés de la fibre optique, et de toutes les infrastructures nécessaires depuis leur second bien, ils peuvent continuer d’exercer sans problème leur activité professionnelle, le tout dans un cadre de vie plus agréable et serein, loin du stress de la ville et de la pollution. Ce lieu de villégiature qui était jusqu’alors occupé quelques semaines seulement par an risque, à terme, de se substituer à la résidence principale. Et pour cause : l’acquisition d’une résidence secondaire offre de réelles opportunités et l'occasion de développer son patrimoine. Un investissement certes coûteux mais qui peut vite s’amortir si l’on profite régulièrement du bien.