Un désir fervent

Si le marché était déjà porteur depuis plusieurs années, les professionnels de l’immobilier l’attestent : suite au déconfinement, la vague d’intérêt pour les résidences secondaires est grandissante. Certains évoquent un engouement jamais vu. Dans un communiqué, Alexander Kraft, PDG de Sotheby’s International Realty France - Monaco explique : "Le confinement a souligné l’intérêt d’avoir un endroit protégé où l’on peut se réfugier et se ressourcer. Il semble que beaucoup de Français se soient rendus compte pendant le confinement qu’une telle résidence secondaire n’offre pas seulement une autre qualité de vie mais qu’elle est souvent aussi beaucoup plus abordable qu’ils ne le pensaient".
Un désir fervent donc, qui se manifestait déjà pendant la période du confinement. "Alors que les agences étaient fermées, la demande, elle, est restée bien présente. On aurait pu s’attendre à des désistements mais c’est l’inverse qui s’est produit", raconte Arnaud Lacroix, responsable du développement foncier et commercial au sein du groupe Édouard Denis. "À l’annonce du déconfinement, les téléphones se sont mis à sonner de plus belle. Dans certaines communes, les clients se sont rués dans les agences immobilières qui, depuis, ne désemplissent pas."
Même constat pour Éric Decarne, promoteur aménageur à la tête d’Edim . "Nous avons remarqué une explosion de la demande, en particulier pour les appartements avec terrasses et balcons, mais aussi les maisons avec terrain et jardin." Force est de constater que la crise liée au Covid-19 n’a pas porté préjudice à un marché déjà très dynamique. D’autant que l’immobilier n’est pas volatile. "Plus qu’une valeur refuge et un placement rentable, c’est surtout un produit qui gagne de l’argent", insiste Arnaud Lacroix.

Un réel projet de vie

La crise sanitaire que nous venons de vivre et le confinement ont sans conteste modifié notre rapport au monde et nos modes de vie. Pour les clients à la recherche de nature, de calme et de tranquillité, la côte d’Opale se prête plutôt bien au jeu – qu’il s’agisse d’un appartement en bord de mer où l’on pourrait facilement s’y rendre le week-end, ou d’une maison de vacances dans l’arrière-pays. "Ici, tout est propice pour accueillir les potentiels acquéreurs", argue Éric Decarne. Du studio à la maison individuelle, le marché offre des biens pour tous les goûts et budgets. "C’est aussi le retour des primo-accédants qui profitent de la conjoncture du marché pour fuir les grandes agglomérations et avoir un pied-à-terre sur la côte."
Les bénéfices d’une vie au vert semblent d’ailleurs séduire un Français sur trois, selon une étude du promoteur Capelli. Alors, simple désir passager ou véritable projet de vie ? Pour Arnaud Lacroix, pas de doute, il s’agit d’un mouvement de fond : "beaucoup de citadins confinés pendant des semaines dans leur appartement ont en effet mesuré les avantages d’un endroit proche de la nature. Et les nouvelles formes d’organisation de travail montrent aujourd’hui que l’on peut aisément poursuivre ses activités à distance".
Une opinion partagée par Éric Decarne qui constate, parmi ses clients que : "certains parisiens vont dans leur résidence secondaire sur la côte d’Opale tous les week-ends. Généralement, ils quittent la Capitale le vendredi soir et prolongent leur séjour jusqu’au lundi, notamment parce qu’ils profitent pleinement de l’opportunité du télétravail".Un phénomène émergent où la résidence secondaire se substitue au lieu d’hébergement principal.

L'appel de la douceur de vivre

De la frontière belge à Berck-sur-Mer aux abords de la baie de Somme, le littoral offre pléthore de paysages, dont certains sont à couper le souffle. Entre terre et mer, la côte d’Opale est une succession de longues plages, dunes, marais et sentiers battus. Ainsi, dans chacun des territoires, la nature se façonne autant qu’elle se contemple, tantôt sauvage, tantôt accueillante ou paisible. À la simple évocation de cette région côtière, l’envie immédiate de s’évader tout près de chez soi pour se reconnecter à la nature, s’essayer aux sports de vent ou faire le plein de sensations.Ce souffle d’air pur et d’aventures, cumulé à un cadre de vie idyllique et à proximité des grandes villes, ne manque pas d’attirer les investisseurs et acquéreurs en quête de résidence secondaire. La majorité d’entre eux proviennent de la métropole lilloise, d’Amiens, d’Arras, de Paris, grâce à la gare d’Étaples mais aussi de Belgique. Pour le promoteur Sigla Neuf, par exemple, les belges représentent 50% de la clientèle.
Alors, comment expliquer l’attrait pour ce territoire ? Outre ses paysages préservés (notamment du tourisme de masse) qui concourent à son dynamisme, la côte d’Opale est composée d’une dizaine de stations balnéaires dont la plupart sont particulièrement vivantes toute l’année, contrairement à celles du littoral normand. "On ne cite plus le Touquet-Paris-Plage et sa célèbre rue Saint-Jean. Mais à part les communes de Wissant et Hardelot plutôt très calmes l’hiver, les villes de la côte d’Opale sont assez dynamiques. La station de Berck-sur-Mer est même devenue une ville à part entière", souligne Antoine Caule, directeur de l’agence côte d’Opale chez Sigla Neuf. Autre point notable : le climat. "Certains clients étaient encore réticents à investir dans une résidence secondaire sur la côte il y a quelques années en raison des clichés sur le temps, mais l’opinion collective a évolué, et nombreux sont ceux à opter pour la tranquillité à seulement deux heures de route d’une part, et à se laisser séduire par cet environnement naturel remarquable, d’autre part", poursuit-il, avant d’ajouter : "cette année, nous avons même bénéficié d’un tauxd’ensoleillement bien plus supérieur que sur la côte d’Azur".

Le Touquet, une destination toujours prisée

Alors où investir sur la côte d’Opale ? Y a-t-il des lieux de villégiature qui tirent leur épingle du jeu ? Les professionnels de l’immobilier sont unanimes : le Touquet-Paris-Plage reste la destination prisée des acquéreurs et investisseurs pour son dynamisme marqué tout au long de l’année. En période estivale, les touristes répondent fortement à l’appel. "Nous observons une demande très importante pour la location saisonnière au Touquet", rapporte Nathalie Forest, Directrice de Nathalie Forest Sotheby’s Realty.
"Nous n’avons pas assez de biens pour faire face à cette énorme demande, conséquence directe de la pandémieet du fait que les gens ont décidé de rester en France cet été. Les prix des locations des maisons varient en fonction de la superficie, des prestations, de l’emplacement... Les appartements partent tout aussi vite, surtout ceux en bord de mer. Les terrasses et vues mer se louent très bien. Le quartier le plus prisé est le Triangle d’or ! Suivi du quartier de Quentovic, un peu moins cher, puis du quartier de l’Atlantique où toutes les maisons sont à proximité immédiate de la plage."
Dans le neuf, l’heure aussi est à l’euphorie. Dès lors qu’un programme est commercialisé, les biens partent très rapidement. En témoigne celui du M60 – développé par Edim. Sur les 16 appartements, tout est quasi vendu. Il faut dire aussi que cette résidence neuve jouit d’une situation géographique idéale, tout proche de la rue Saint-Jean. Non loin de là, rue Saint-Georges, en lieu et place de l’ancienne adresse de l’hôtel Windsor, le programme éponyme – signé Sigla Neuf – est actuellement en cours de commercialisation. Les travaux eux, démarreront à la rentrée de septembre pour une livraison prévue au troisième trimestre 2021.

Stella-Plage, l'étoile montante

Pour Éric Decarne, le marché cher du Touquet et la rareté du foncier profitent aux autres villes avoisinantes comme Merlimont, Cucq ou encore Stella-Plage. Dans cette charmante station balnéaire en forme d’étoile, le promoteur commercialise notamment la résidence The Queen. Composée de 8 logements, cette adresse intimiste offre des prestations de qualité, à deux pas de la plage, sur la place de l’Étoile. C’est d’ailleurs sur cette même place que le promoteur, également propriétaire du grand terrain, participe au projet de réaménagement du front de mer.
De son côté, le groupe Édouard Denis vient tout juste de lancer la commercialisation de son programme Les Grandes Marées (24 lots au total). "En une semaine et demi, nous avons déjà eu 7 réservations", se réjouit Arnaud Lacroix. Preuve de l’interêt ! Pour le promoteur, pas de doute : Stella- Plage s’impose comme la nouvelle destination où il fait bon vivre et investir. Comme le nouveau Touquet, osons-le dire. Encore faut-il réussir à redynamiser la commune. "Sans commerces, il n’y a pas d’habitants, et sans habitants, il n’y a pas de commerces non plus", argue-t-il. Pour autant, Stella-Plage regorge d’atouts. S’offrir un bien dans cette destination familiale, c’est aussi bénéficier d’un environnement accueillant, entre plage, forêt et sentiers de promenade, et profiter des activités nautiques comme le char à voile.

Le charme du Nord au Sud de la Côte

Si les stations balnéaires qui entourent le Touquet ont la cote, d’autres pépites, situées plus au nord ou au sud, méritent attention. Et pour cause : elles offrent, elles aussi, une qualité de vie incomparable, au cœur d’une nature préservée, et avec des prix au mètre carré plus abordables. C’est le cas de Wissant, recherchée pour sa tranquillité et sa proximité avec Calais ; Wimereux pour son côté chic et coquet, au nord de Boulogne-sur-Mer, ou encore Saint-Valéry-sur-Somme pour son authenticité. Cette cité médiévale pleine de charme et de caractère répond aussi à l’appel de cette douceur de vivre. Les promoteurs l’ont bien compris, et c’est pourquoi Edim a choisi d’y développer une nouvelle opération – en co-promotion avec ADN Promotion. Baptisé Côté Nature, cet ensemble résidentiel se compose de 90 maisons et appartements (du T2 au T4) au cachet unique. Niché au cœur d’un environnement paysager, « un ancien bocage », précise Éric Decarne, et à proximité du parc Salomon, ce programme réunit tous les ingrédients pour séduire les familles désireuses d’y acquérir leur résidence principale ou secondaire, ou pour les investisseurs locatifs à la recherche de la meilleure rentabilité.